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 [Livre] Cultiver et utiliser les plantes médicinales

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Liliane
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MessageSujet: [Livre] Cultiver et utiliser les plantes médicinales   [Livre] Cultiver et utiliser les plantes médicinales Icon_minitimeJeu 28 Juin - 9:51

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Source : Cultiver et utiliser les plantes médicinales, par Rosemary Gladstar, aux éditions Marabout (2013). J'avais emprunté ce livre à la bibliothèque, mais je pense vraiment l'acheter à l'occasion ; il est à la fois très accessible et très complet, clair au niveau des posologies et des précautions d'usage, et traite même la question de la culture!
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Plan de cette série d'articles :
- Article 1 : Généralités sur la phytothérapie
- Article 2 : Les préparations basiques en phytothérapie
- Article 3 : 20 recettes utiles
- Article 4 : Quelle plante pour quel mal?
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Dernière édition par Liliane le Mar 3 Juil - 20:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Article 1 : Généralités sur la phytothérapie   [Livre] Cultiver et utiliser les plantes médicinales Icon_minitimeMar 3 Juil - 20:07

A quoi ça sert?

La phytothérapie désigne la médecine fondée sur les extraits de plantes et les principes actifs naturels. Des domaines voisins sont l'aromathérapie (médecine fondée sur l'utilisation d'huiles essentielles), l'argilothérapie (fondée sur les argiles)...Contrairement à d'autres méthodes de pseudo-médecine sans validation scientifique (homéopathie, lithothérapie, etc), la phytothérapie est tout à fait accepté par la communauté scientifique, car reposant comme la médecine conventionnelle sur les principes actifs.Toutefois, les deux méthodes ont des forces différentes et sont complémentaires.

  • La médecine conventionnelle est indiquée pour les problèmes de santé aigües (=ne dure pas longtemps, survient brusquement, présente des symptômes agressifs et répond rapidement au traitement) et les situations critiques. En effet, la médecine conventionnelle a une action forte, rapide et soulage les symptômes rapidement. En revanche, si elle est efficace pour soulager, elle ne traite pas toujours la cause même de la maladie. Elle peut en outre avoir des effets secondaires assez violents.
  • La phytothérapie est indiquée pour la médecine quotidienne : les premiers secours, les maux de tête, les rhumes, fièvres et toux...Mais aussi pour le traitement des douleurs et maladies chroniques et pour la prévention (les plantes étant riches en nutriments et stimulant le système immunitaire). Elle est plus douce que la médecine conventionnelle et présente peu ou pas d'effets secondaires suivant les plantes. La phytothérapie est insuffisante pour traiter les maladies potentiellement mortelles telles que les affections cardiaques et rénales, les troubles neurologiques, la dépression chronique, l'anxiété, les fractures, les empoisonnements, les blessures par balle, les hémorragies, etc.

Note : bien que les plantes utilisées en phytothérapie n'aient pas d'effets secondaires nocifs généraux, elles peuvent entrainer une réaction idiosyncrasique (propre à un individu) chez une personne en particulier (comme une forme d'allergie). Ces réactions ne sont pas dangereuses et il suffit d'arrêter le traitement pour qu'elles disparaissent, mais elles peuvent être désagréables (nausées, démangeaisons, etc). Prudence!

Où trouver les plantes nécessaires?

Aménager un jardin médicinal

La plupart des plantes médicinales sont à la base des adventices (mauvaises herbes). Elles sont donc particulièrement coriaces et faciles à maintenir en vie. On peut consacrer un coin de jardin à la culture médicinale, mais aussi répartir ces plantes dans un jardin existant. En effet en plus de leurs vertus thérapeutiques elles font aussi office d'agrément par leur beauté (l'échinacée, l'achillée, la valériane), de plantes compagnes dans les potagers (souci, camomille, thym) ou encore d'herbes aromatiques (basilic, persil, aneth).
Dans tous les cas, il faut veiller à la santé du sol (s'il y a beaucoup de vers de terre, c'est bien! Sinon nourrir le sol avec du compost organique et du fumier. Un sol trop lourd peut être corrigé par l'ajout de sable. Choisir toujours des produits biologiques) et aux conditions d'ensoleillement (certaines plantes préfèrent le soleil, d'autres l'ombre). Pour l'aménagement, mieux vaut privilégier la simplicité :

  • La technique de l'échelle : poser une vieille échelle en bois sur une terre bien préparée, ajouter de la terre entre les barreaux, planter un seul type de végétal dans chaque parcelle. Le désherbage sera facilité et les plantes pousseront bien.
  • La technique de la roue de charrette : idem que l'échelle, mais avec une roue de charrette.
  • Le massif surélevé : utile dans les zones urbaines quand le sol est trop pollué. Des bacs prêt à assembler sont vendus en magasins de jardinage. Permet de gagner de la place et d'aménager un jardin très grand dans un petit espace. Attention aux plantes qui s'étalent.
  • Le jardin en pot : Si vous n'avez pas de jardin, quelques plantes supportent la culture en pot, à condition d'être bien exposées au soleil et rentrées en hiver. Ainsi l'achillée millefeuille, l'ail, le basilic, la camomille, le curcuma, l'échinacée, le gingembre, la lavande, la mélisse, la menthe poivrée et verte, le millepertuis, le mouron blanc, le piment, le pissenlit, le plantain, le romarin, la sauge, le souci/calendula, le thym et le trèfle des près.

Cueillir des plantes sauvages

Que ce soit des "mauvaises herbes" envahissant votre jardin ou des herbes sauvages parsèment votre chemin de promenade favori, les reconnaitre permet l'élaboration de remèdes gratuit et sans trop d'effort. Renseignez vous donc sur les plantes de votre région! Attention toutefois aux lieux riches en pesticides (en bordure des champs...).Prudence, de nombreuses espèces sont en voie de disparition ; avant de cueillir une nouvelle plante, vérifier son statut (sur internet par exemple - chercher "Liste rouge régionale flore vasculaire" avec le nom de votre région). Il peut aussi être intéressant de faire une promenade d'identification avec un spécialiste local.

Qu'est ce qu'on conserve? Comment?

- On peut se servir des boutons de fleurs, des feuilles et des racines, en fonction de la plante et des effets désirés. Les boutons ont leur effet maximal quand ils sont complètement formés mais peu ouverts, les feuilles tendent à être au meilleur de leur forme avant que la plante soit en pleine floraison, et les racines sont plutôt à déterrer à l'autonome ou au printemps, avant que l'énergie soit partie dans le reste de la plante.
- Les plantes peuvent s'utiliser fraîches, séchées ou congelées. Il est conseillé d'utiliser des herbes fraîches dès que possible. Toutefois une herbe récoltée au meilleur de sa forme et séchée et conservé dans des conditions optimales ne perdra que de l'eau et conservera l'intégrité de la plante fraîche. Un bon séchage implique une température chaude et stable entre 30 et 40°, un taux d'humidité minimale, une bonne ventilation et une protection contre le soleil direct. Le temps de séchage varie. Plusieurs méthodes existent : suspension à des poutres en bois, déshydrateur alimentaire...L'auteur conseille un système de tamis ou de paniers tressés sur un séchoir ou entre deux chaises (suivant le système des claies de séchages : http://laclaiedeschamps.fr/wp-content/uploads/2016/01/WP_20160726_17_45_07_Pro.jpg ),  en couvrant la zone de séchage d'un tissu léger et poreux. Le stockage des plantes sèches se fait dans des pots en verre munis de couvercles hermétiques, dans un endroit frais à l'abri de la lumière. Enfin, la congélation est plus dépensière en énergie mais conservent parfaitement les vertus des plantes dans la plupart des cas. On peut congeler les plantes ciselés dans des sacs à zip, ou les réduire en purée et congeler celle-ci sous forme de glaçons (permet de faire des tisanes instantanées).
- Certains remèdes, une fois préparés, se conservent particulièrement longtemps. C'est notamment le cas des huiles, baumes et teintures.

La préparation des remèdes

Les préparations médicinales de base en phytothérapie sont les tisanes, les sirops, les huiles, les baumes, les teintures et les gélules. Aucune de ces recettes n'est particulièrement complexe. Des fournitures utiles à avoir sont une étamine/mousseline, une grande passoire fine en inox, des casseroles en inox (ou autre) dont une pour le bain marie, une râpe réservée à la cire d'abeille, des bocaux en verre dotés de couvercles et un moulin à café réservé aux herbes.
Plutôt qu'un grammage, on utilise souvent un système de mesure, qui a l'avantage d'être très polyvalent. On va par exemple avoir une recette préconisant : 3 mesures de camomille, 2 mesures d'avoine et 1 mesure de mélisse. Comme aucun des ingrédients de la phytothérapie n'est toxique, on peut se permettre une précision moindre. On mesurera également en tasse (une tasse = 25cl), en cuillère à soupe, en cuillère à café et en gouttes.
Pour devenir un bon herboriste, quelques règles simples sont nécessaires : toujours étiqueter tous ces produits avec nom, date de préparation, liste d'ingrédients dont quantité et instruction d'utilisation ; conserver toutes les recettes dans un cahier (au cas où une recette s'avère vraiment très efficace, mieux vaut pouvoir retrouver sa préparation exacte) ; faire des tests (si vous faites une recette pour la première fois, préparez la en petite quantité pour ne pas perdre d'ingrédients) ; opter pour des herbes bios.

Questions restantes à traiter
- Comment construire un massif surélevé?
- Comment améliorer un sol?
- Comment construire un dispositif de séchage?


Dernière édition par Liliane le Lun 6 Aoû - 19:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Article 2 : Les préparations basiques en phytothérapie   [Livre] Cultiver et utiliser les plantes médicinales Icon_minitimeMer 4 Juil - 1:42

Le cliché veut que phytothérapie = infusions. Et ce n'est pas complétement faux : l'infusion médicinale est la préparation la plus basique et courante en phytothérapie. Mais il y en a plein d'autres! En voici un petit inventaire.

Les infusions médicinales

A la différence de l'infusion "plaisir", l'infusion médicinale est spécifiquement préparé à des fins thérapeutiques - même si certaines s'avèrent délicieuses. Mieux vaut en préparer un litre à la fois - c'est moins fastidieux, et la préparation obtenue peut se conserver deux jours entiers à l'air ambiant (plus au frigo).
L'infusion, c'est à dire la macération dans une eau chaude en dehors du feu, est particulièrement adaptée aux fleurs et aux feuilles, les parties les plus délicates des plantes qui perdraient leurs propriétés dans une eau bouillonnante. Un temps d'infusion long permet de pleinement profiter des vertus médicinales des plantes, mais faire infuser trop longtemps rend aussi la tisane plus intense en goût, ce qui peut s'avérer désagréable au goût.
La recette de base pour l'infusion est la suivante : mettre 4 à 6 cuillerées à soupe (CàS) d'herbes séchées, ou 6 à 8 CàS d'herbes fraîches, dans un bocal de 1l. Verser de l'eau bouillante sur les herbes jusqu'en haut et laisser infuser 30 à 45 minutes. Filtrez et buvez. Les résidus peuvent aller au compost.

Les décoctions

Une décoction ressemble à une infusion, mais est plus adapté aux racines et branches, à l'écorce, aux graines ou encore aux fruits secs. La recette est la suivante : mettre 4-6 CàS de plantes séchées, ou 6-8 CàS de plantes fraîches, dans une casserole. Ajouter un litre d'eau froide. Porter la préparation à frémissement à feu doux, couvrez et laissez mijoter entre 25 et 45 minutes. Filtrez et buvez. Les résidus peuvent aller au compost.

Les infusions solaires et lunaires

Variante de l'infusion classique, l'infusion solaire/lunaire permet en outre d'éviter une dépense d'énergie. Pour l'infusion solaire, on suit la même procédure que pour l'infusion classique, sauf qu'on verse de l'eau froide dans le bocal et qu'on laisse reposer le contenant plusieurs heures au soleil. Pour l'infusion lunaire, il est plutôt conseillé d'utiliser un récipient ouvert type saladier (sauf si les insectes nocturnes sont nombreux) et d'exposer le mélange directement au clair de lune (bon, je pense que ça marche tout aussi bien dans un frigo...mais c'est moins folklorique).

Les sirops médicinaux

Pour fabriquer un sirop, on commence par faire une infusion médicinale, puis on fait réduire l'infusion et on ajoute un produit sucrant. Cela permet à la fois de conserver la préparation et d'adoucir le goût.
La recette est la suivante : Dans une casserole, mettre 60g de plantes pour un litre d'eau, portez à frémissement sur feu doux et laisser réduire de moitié. Filtrez le liquide (les résidus de plantes peuvent aller au compost) et  mesurez le volume du liquide. Une fois celui-ci noté, reversez la préparation dans la casserole et ajouter 250g de miel/sirop d'érable/glycérine végétale/sucre roux (ou encore une autre édulcorant de votre choix) pour 50cl de liquide. Réchauffez la préparation à feu très doux en mélangeant bien, juste assez longtemps pour que le mélange s’homogénéise. Retirer la casserole du feu, ajouter éventuellement quelques gouttes d'HE pour le goût et verser en bouteille. Étiquetez. Le sirop obtenu est à stocker au réfrigérateur et se conserve plusieurs semaines.

Les huiles médicinales

Il s'agit simplement de faire macérer des herbes dans de l'huile. Enfin en vérité, c'est un peu plus compliqué que ça...Quelques conseils pour bien réussir : choisir une huile d'excellente qualité, de préférence d'olive, qui a l'avantage d'avoir une composition nutritionnelle excellente et d'être stable (dans le cas d'une huile pour le massage ou le bain, elle ne sera en revanche pas très agréable - mieux vaut en choisir une autre, la jojoba ou l'amande me semble appropriées). Réglez également le plus précisément possible la température de chauffe. Au sujet de la préparation, il y a deux possibilités :

  • La version rapide, au bain marie. Voici la recette : Ciselez les plantes et mettez les dans la partie supérieure d'une casserole pour bain marie. Couvrez les de 3 à 5 cm d'huile de bonne qualité. Portez à frémissement sur feu très doux jusqu'à ce que quelques bulles seulement apparaissent (pas de gros bouillons! La fourchette de température idéale est entre 35 et 43°) et laissez mijoter 30 min à 1h en surveillant bien la température. Lorsque l'huile devient vert foncé ou doré et dégage un fort parfum d'herbe, vous pouvez retirer la casserole du feu. Filtrez la préparation en tapissant une grande passoire en inox d'une étamine, jetez les résidus de plantes. Laissez refroidir l'huile avant de la verser dans les bouteilles, nettoyez les bien puis étiquetez.
  • La version naturelle, au soleil. Mettez les herbes dans un bocal en verre, recouvrir d'huile de qualité, fermez hermétiquement. Placer le bocal dans un endroit ensoleillé et laisser macérer 2 semaines (grâce aux plantes, elle ne rancira pas). Filtrez l'huile (comme vu précédemment) et mettre en bouteille.

Les herbes sèches sont à privilégier, l'eau des herbes fraîches pouvant accélérer la détérioration de l'huile. Si on a que des herbes fraîches, on peut faire un flétrissement express, en les mettant dans un tamis sous le soleil pendant plusieurs heures. Si vous avez utiliser une huile autre que l'huile d'olive et l'huile de coco, le rancissement risque d'être rapide (quelques semaines) - ne préparez pas de trop grandes quantités. Toutes les huiles doivent être stockés à l'abri de la lumière dans un endroit frais. Si l'huile sent mauvais/a perdu sa couleur, mieux vaut la jeter.

Les baumes

Un baume est simplement une huile médicinale solidifié pour être plus pratique à transporter et à appliquer. Voici la recette : Préparer une huile médicinale au bain-marie. Mettre dans une casserole 1/4 de mesure de cire d'abeille pour 1 mesure d'huile macérée. Faire chauffer à feu très doux en mélangeant de temps en temps jusqu'à ce que le mélange soit homogène. Faire un test pour vérifier la densité du baume : verser une CàS de la préparation sur une assiette, laisser 1 ou 2 minutes au congélateur, vérifiez la fermeté du baume. Si il vous semble trop mou, ajouter de la cire au mélange ; si il vous semble trop ferme, ajouter de l'huile. Une fois la consistance désirée atteinte, retirez la préparation du feu et versez la immédiatement dans des petites boites en fer ou en verre. Attention, c'est très chaud! Étiquetez et entreposez le baume dans un endroit frais à l'abri de la lumière et il se conservera plusieurs mois, voir plusieurs années.

Les teintures

L'avantage majeure des teintures est qu'elles se conserve longtemps. Elles sont aussi très concentrées, il n'y a donc pas besoin d'en prendre beaucoup à la fois. La teinture nécessite l'utilisation d'un solvant - il s'agit souvent d'un alcool entre 40 et 50° (vodka, gin, cognac, rhum...), mais on peut aussi choisir de la glycérine végétale ou du vinaigre de cidre (le résultat sera moins puissant mais plus adapté aux enfants et aux personnes sensibles à l'alcool).
La recette est la suivante : Ciselez les herbes, les mettre dans un bocal en verre, couvrir les herbes d'alcool/glycérine+eau (suivant les proportions 2 mesures de glycérine pour 1 mesure d'eau)/vinaigre (chaud pour ce dernier) en dépassant de 5 à 7 cm (éventuellement noter au préalable sur le bocal la hauteur atteinte par les herbes pour se guider). Entreposez le bocal dans un endroit chaud et ensoleillé, laisser macérer 4 à 6 semaines, en agitant de temps en temps le bocal. Filtrez les herbes, versez la teinture dans un bocal en verre propre doté d'un couvercle hermétique, entreposez dans un endroit frais à l'abri de la lumière. Les teintures peuvent se consommer pures, mais passeront mieux au goût diluée dans une tisane, dans de l'eau ou du jus de fruit.

Variante : Le liniment. La préparation est identique à celle d'une teinture mais l'application est externe. Les liniments servent traditionnellement à désinfecter les coupures, les blessures et pour soulager les courbatures.

Les pilules

C'est la recette la plus longue à préparer, mais également celle qui se conserve le mieux (indéfiniment, selon l'auteur).
Mettez les herbes en poudre dans un bol et mélangez les avec suffisamment d'eau/miel/sirop d'érable pour obtenir une pâte collante. Ajoutez éventuellement une goutte d'huile essentielle pour le goût (menthe poivrée, wintergreen) ou pour les propriétés médicinales. Épaissir le mélange avec assez de poudre de caroube ou de cacao pour former une pâte épaisse et malléable. Pétrissez pour l'assouplir. Formez des petites billes. Vous pouvez les rouler dans de la poudre de caroube/du cacao pour un fini plus esthétique. Faire sécher dans un four à très basse température (65°) ou dans un déshydrateur alimentaire si vous en avez un. Une fois les pilules sèches, entreposez les dans des bocaux en verres rangés dans un endroit frais à l'abri de la lumière.

Les bains aux herbes

Il est possible de rendre un bain plus relaxant ou stimulant en y ajoutant les herbes appropriées. Pour cela, placer les herbes dans un grand mouchoir ou une passoire et fixer ce sachet directement au robinet de la baignoire pour laisser couler l'eau à travers. Mettre l'eau sur la température la plus chaude jusqu'à ce la moitié de la baignoire soit remplie, puis ajuster la température à votre convenance (un bain chaud sera plutôt relaxant, un bain frais stimulant). Vous pouvez ajouter des huiles essentielles.

Les cataplasmes

Un cataplasme consiste à appliquer sur la peau des herbes humides, ou de l'argile, ou des légumes râpés...Pour enlever des impuretés, soulager une douleur ou stimuler la circulation. La méthode de base consiste à mélanger les ingrédients (herbes, argile ou légumes) avec un peu d'eau bouillante pour former une pâte. On applique ensuite cette pâte - soit directement sur la peau, soit en l'enveloppant au préalable dans un linge en coton. ON couvre le tout avec une serviette, éventuellement additionné d'une bouillotte pour maintenir la chaleur. On remplace le cataplasme dès qu'il a refroidi, mais en prenant garde à ne pas dépasser une heure d'application.

Les compresses

Les compresses utilisent essentiellement soit le chaud pour augmenter la circulation sanguine et attirer les impuretés à la surface, soit le froid pour réduire une inflammation et apaiser un coup de soleil, un bleu...On peut utiliser soit juste de l'eau, soit une infusion. Le mode d'emploi est le suivant : préparer une infusion très forte. Pour une compresse froide, la faire refroidir avec des glaçons. Pour une compresse chaude, la maintenir au chaud à feu doux. Trempez un morceau de coton dans l'infusion et le poser sur la zone concernée, éventuellement additionné d'une bouillotte pour une compresse chaude. Gardez la compresse en place 30 à 45 minutes en trempant le tissu dans l'infusion dès que nécessaire. Répétez plusieurs fois par jour pendant plusieurs jours.
En cas de congestions ou de calculs, il est très efficace d'alterner les compresses chaudes et froides, suivant un rythme 5min de chaud-2 ou 3 min de froid et ce pendant au moins 20 minutes.

Ouf, enfin la fin de cet article! Il est assez difficile de résumer des recettes, j'ai donc fini par recopier une bonne partie du livre...L'avantage c'est que maintenant, vous avez toutes les clés pour improviser vos propres recettes! Enfin, comme il n'est pas forcément évident de commencer par créer soi-même, le prochain article présentera 20 recettes du livre à tester.
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MessageSujet: Article 3 : Quelques recettes à essayer   [Livre] Cultiver et utiliser les plantes médicinales Icon_minitimeDim 8 Juil - 16:45

Comme convenu, voici quelques recettes du livre =) Je n'en ai sélectionné qu'une vingtaine sur les 125, pour ne pas porter préjudice à l'auteur. Je les ai choisi pour leur diversité, aussi bien en terme de forme que d'effets médicinaux. J'ai aussi essayé d'éviter les ingrédients trop excentrique. Enfin, j'ai préféré cette fois-ci faire des scans des pages du livre que réécrire l'information en la condensant (dans la mesure où il s'agit de recettes de préparations médicinales, mieux vaut rester précis!). Sans plus tarder, voici les images ^^

Comme vous l'avez peut-être remarqué, j'ai choisi des traitements pour des problèmes relativement courants et bénins. Le livre comporte des traitements touchant à des cas plus particuliers (cancer, brûlures, eczéma, infections, etc) mais comme je m'étais d'avance limité à une 20aine de recettes j'ai préféré privilégié ceux que tout le monde pouvait essayer facilement.
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MessageSujet: Article 4 : Quelle plante pour quel mal?   [Livre] Cultiver et utiliser les plantes médicinales Icon_minitimeMar 17 Juil - 15:01

Et voici le dernier article de cette série =) Il s'agira donc d'un inventaire des plantes médicinales communes et de leurs effets, afin que vous puissiez tester vos propres remèdes. Il n'est bien sûr pas à lire d'une traite, il s'agit plus d'un article auquel vous référez au besoin. J'avais hésité à aborder le sujet de la culture, mais ça risquerait de vraiment trop rallonger l'article, qui va déjà être assez conséquent. Sachez toutefois que si cela vous intéresse, vous pouvez retrouver ces informations dans le livre (et très certainement à plein d'autres endroits) ^^

Les herbes aromatiques


  • L'ail : On utilise le bulbe et la hampe. Il est utile pour traiter les rhumes, grippes, maux de gorge, ainsi que les digestions difficiles. Il booste également le système immunitaire. Il peut lutter contre les vers intestinaux. Il est indiqué pour les problèmes circulatoires lié au cholestérol ou à l'agrégation plaquettaire. Enfin, il fait baisser la glycémie, ce qui en fait un remède utile contre le diabète de type II. Attention : il peut entrainer des brûlures et maux d'estomac chez les personnes sensibles, ainsi que des irritations en application externe. Il est déconseillé aux jeunes enfants et aux femmes en allaitant.
  • Le basilic : On utilise la feuille et les sommités fleuries. Il agit sur les systèmes digestifs et nerveux - il peut ainsi apaiser les crampes d'estomac, prévenir ou soulager les vomissements...Il peut aider à traiter l’irritabilité, la fatigue nerveuse, la dépression, l'anxiété, l'insomnie. En cataplasme, il apaise les démangeaisons de piqûres d'insectes. Aucun effet secondaire, à utiliser à volonté. Note : en plus du basilic commun, il existe un "basilic sacré", qu'on peut utiliser pour restaurer la vitalité.
  • La cannelle : On utilise l'écorce interne de l'arbre, en poudre ou en bâtons. Elle est utilisée pour stimuler la vitalité, améliorer la circulation, soulager les congestions. Elle facilite la digestion en cas d'excès, de ballonnements et de transit paresseux. Elle aide à stabiliser la glycémie. Elle est indiquée en cas d'infections virales ou fongiques, de rhumes, de grippe...Elle peut également réguler un cycle menstruel. Précautions d'usage : éviter d'en consommer en grande quantité au début de la grossesse.
  • Le curcuma : On utilise le rhizome. Il est efficace contre l'arthrite, l'arthrose et les pathologies inflammatoires en général. C'est un bon antioxydant et il peut contribuer à lutter contre certains cancers dont celui du sein, du côlon, de la prostate et de la peau. Il fait baisser le taux de cholestérol et prévient la formation de caillots de sang (cause d'AVC). Il est souvent utilisé pour ses vertus digestives et renforce le système immunitaire. Pas de précautions d'usages particulières.
  • Le gingembre : On utilise le rhizome. Il réduit les inflammations, aide à réparer les articulations et les cartilages endommagés - à utiliser donc en cas d'arthrite et les douleurs articulaires. Il a améliore la circulation dans le pelvis, ce qui en fait à la fois un aphrodisiaque et un bon remède contre les crampes menstruelles. Il prévient la nausée, le mal des transports et le mal de mer. Il est efficace pour traiter les infections gastro-intestinales, les problèmes circulatoires, les rhumes, les grippes, les congestions respiratoires et les maux de gorge. Pas d'effets secondaires.
  • Le piment : On utilise le fruit, seule partie comestible. Il stimule le système circulatoire, le cœur (il est très apprécié contre les problèmes cardiaques) et la digestion. Il est efficace comme antidouleur contre l'arthrite, les bursites, les douleurs musculaires et articulaires. Il stimule le système immunitaire et réduit le taux de cholestérol. Attention, ça pique - le piment peut brûler les peaux sensibles et causer des convulsions d'estomac s'il est consommé en trop grande quantité. Utiliser des quantités minimes, ça suffit en général.
  • Le romarin : On utilise la feuille et l'huile essentielle. C'est un tonique cérébral bien connu : il améliore la concentration et la mémoire, soulage les maux de tête et migraines et diminue les dépressions légères à modérées. Il stimule le système cardiaque, favorise la digestion, fonctionne contre les inflammations comme l'arthrite et les atteintes articulaires. Aucun effet secondaire.
  • La sauge : On utilise la feuille. Elle favorise la digestion, fait baisser le taux de cholestérol, aide à retrouver force et vitalité face à la maladie, peut réguler le cycle menstruel, soulage les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes, lutte contre l'éjaculation précoce et les pertes blanches. Elle arrête la lactation et est donc déconseillé en usage quotidien pour les femmes qui allaitent. Elle régule la production de salive, lutte contre les rhumes, la grippe, les laryngites, les angines et les maux de gorge. Attention, elle contient en petite dose un composant toxique - ne pas dépasser les 15g par jour.
  • Le thym : On utilise la feuille et la fleur. C'est un désinfectant puissant en usage externe ou interne. On l'utilise contre les rhumes, en bain de bouche contre les maux de gorge et infections buccales, contre la toux et les problèmes respiratoires. C'est aussi un tonique. Aucun effet secondaire.
  • L'aneth : Contre les problèmes digestifs, les gaz, le hoquet, les spasmes.
  • La cardamone : Stimule l'esprit et les sens, aide à la digestion.
  • Le clou de girofle : Soulage les maux de dents et les infections buccales, antiseptique, antispasmodique, antifongique.
  • La marjolaine & l'origan : Calment la nervosité, l'irritabilité et les insomnies, antiseptiques et désinfectants.
  • Le persil : Contre les carences en fer, l'anémie, la fatigue nerveuse. Utile pour les problèmes de vessie et de reins (diurétique). Stoppe la lactation, soulage les seins enflés en cataplasme.
  • Le poivre noir : Chauffant, énergisant et stimulant - indiqué contre les grippes, toux, rhumes, en cas de mauvaise circulation et de digestion difficile.
  • Le raifort : Contre les sinusites et les rhumes de cerveau, l'asthme, les rhumes chroniques, les infections pulmonaires et les problèmes congestifs.
  • La roquette : Stimulant sexuel, riche en nutriments.

Les plantes médicinales

  • L'achillée millefeuille : On utilise la feuille et la fleur. Elle est appréciée pour soigner les plaies [elle stoppe les saignements, particulièrement associé à la bourse-à-pasteur], les contusions et les foulures. Elle peut simuler le cycle menstruel et soulager les crampes d'estomac en général [particulièrement associé au gingembre], ainsi que faciliter l'accouchement. Elle favorise la sudation et peut donc contribuer à faire "sortir" la fièvre du corps en bain. Son amertume stimule la digestion. Précautions d'usage : déconseillé pendant la grossesse, potentiellement allergène (arrêter le traitement si vous constatez des démangeaisons oculaires ou des éruptions cutanées).
  • L'aloe vera : On utilise la feuille et le gel. Elle est particulièrement efficace pour traiter les brûlures même graves (apaisant + accélère la régénération des tissus). Elle apaise également les coups de soleil, élimine les cloques, prévient l'apparition de cicatrices, soulage les piqûres d'insectes, les éruptions cutanées, l'eczéma, l'acné, les ulcères de la peau, les inflammations du sumac vénéneux. Le gel d'aloe vera est un tonique parfait pour le visage, et agit en outre comme un écran solaire naturel. En interne, c'est un bon laxatif [surtout la peau des feuilles]- à ne pas consommer en trop grande quantité car il est puissant! Il apaise les inflammations de l'appareil digestifs. En liniment, il traite l'arthrite et la bursite. L'usage interne de l'aloe vera est déconseillé aux femmes enceintes et allaitantes, et à utiliser avec précaution sur les enfants et personnes âgées, en raison de son aspect laxatif. L'usage externe est déconseillé si votre peau présente des infections (type impétigo) dues au staphylocoques (bactéries assez courantes).
  • L'aubépine : On utilise le fruit, la fleur, les feuilles et les jeunes brindilles. L'aubépine est surtout utilisé comme tonique cardiaque. Elle normalise de façon générale la pression sanguine [indiqué donc pour prévenir l'hypertension et l'hypotension] et contribue à maintenir un taux de cholestérol sain. Elle peut aussi traiter les œdèmes et les angines. Elle maintient les ligaments, les tendons et les muscles en bonne santé, elle renforce les capillaires (utile si vous vous faites facilement des bleus) et atténue le chagrin. Précautions d'usage : elle peut être utilisée sans problème en association avec des médicaments allopathiques pour le cœur, mais demandez tout de même confirmation à votre médecin traitant.
  • L'avoine : On utilise principalement les sommités vertes laiteuses, qui sont un bon tonique pour le système nerveux : elle soulage le stress, l'irritation et l'anxiété, amoindrit les symptômes de la sclérose en plaque, contrebalance l'hyperactivité (surtout mélangé à la mélisse), sert de tonique sexuel masculin (en association à la racine de damiana et d'ortie)...Combinées à la tige d'avoine, elles apportent du calcium (utile à la grossesse, à la ménopause et en cas d'os fragilisés). Les flocons d'avoine en porridge font quand à eux une nourriture de choix pour les malades (à la apaisante et anti-inflammatoire). Un bain d'avoine est un remède pour peau sèche et irritée ; sous forme de lotion, l'avoine apaise les coups de soleil. Précautions d'usage : Parfaitement inoffensif (à moins bien sûr que vous y soyez allergiques).
  • La bardane : On utilise la racine, éventuellement les graines et feuilles pour les cataplasmes et les baumes. C'est l'une des meilleures plantes pour traiter les problèmes de peau en usage interne et externe: eczéma, psoriasis, acnée, furoncles...Elle sert également à nettoyer les peaux irritées (en décoction ou bain). C'est également un remède apaisant pour le foie, en association avec le pissenlit - à tester en cas de digestion difficile, sensation de chaleur et irritation fréquente. Enfin, elle est recommandé en cas de problèmes lympathiques (stagnation, congestion...). Effets secondaires : Aucun.
  • La camomille : On utilise principalement la fleur, parfois la feuille. Anti-inflammatoire et fébrifuge, la camomille est utile pour traiter l'arthrite, les affections inflammatoires, soulage les douleurs générales. Elle offre un excellent soutien au système nerveux et digestif - en tisane, elle calme, réduit le stress, favorise l'endormissement et la digestion (remède réputé contre les coliques des enfants). En bain, elle est très relaxante et soulage les courbatures musculaires.
  • L'échinacée : On utilise la racine, la feuille, la fleur et la graine. L'échinacée stimule le système immunitaire et est particulièrement indiquée en cure en hiver. Mieux vaut la prendre dès les premiers signes de la maladie avant que celle-ci est le temps de s'installer. Particulièrement indiquée contre les infections des branches et de l'appareil respiratoire, les angines et les infections orales. Précautions d'usage : Les espèces sauvages d'échinacée sont menacées, utilisez donc plutôt celle de votre jardin ou du commerce. L'échinacée pourpre est facile à cultiver. Aucun effet secondaire à moins que vous soyez allergique (arrêtez le traitement si vous ressentez des démangeaisons dans la zone ORL, que votre nez coule...).
  • La guimauve officinale : On utilise surtout la racine, mais parfois aussi la feuille et la fleur. C'est un bon tonique nutritif, utilisé pour lutter contre les irritations des appareils respiratoires et digestifs. Elle a une action apaisante sur la vessie et les reins. Elle neutralise l'acidité gastrique (utile en cas d'ulcère de l'estomac). Son action émolliente la rend utile contre la toux sèche, et est souvent utilisé en association avec des plantes plus agressives pour adoucir leur effet. En usage externe, la guimauve officinale apaise la peau ; mêlé à de l'eau ou de la tisane de camomille, elle fait un bon cataplasme pour hydrater les peaux crevassées ; en bain, elle apaise les démangeaisons. La poudre de racine de guimauve fait un bon talc pour bébé. Effets secondaires : aucun.
  • La lavande : On utilise principalement la fleur, parfois la feuille. La lavande a des vertus relaxantes et revigorantes, ce qui en fait un antidépresseur léger à même de lutter contre la mélancolie. En association avec la camomille elle soulage les migraines. En bain ou en huile de massage, elle apaise le stress et l'insomnie. Elle est aussi utile contre de nombreuses infections (staphylocoques, steptocoques...à utiliser contre la teigne et les mycoses des ongles), contre les rhumes et les grippes. Elle désinfecte très bien les égratignures et les brûlures. En infusion après-repas, elle calme les indigestions et les spasmes musculaires. En huile essentielle, elle garde des vertus calmantes et désinfectantes intéressantes (elle apaise aussi bien les brûlures et les piqûres d'insectes). Précautions d'usage : Déconseillé en usage interne pour les femmes enceintes (ou alors en petite quantité).
  • La mélisse : On utilise toutes les parties aériennes (fleurs, feuilles, tige). Elle est connue pour "supprimer la mélancolie" [voir la tisane cœur léger] de par son action calmante sur les systèmes nerveux et digestifs. Elle est aussi antispasmodique et légèrement sédative. Elle calme les enfants agités, les cauchemars et est efficace en cas de troubles de déficit de l'attention. En association avec la réglisse, elle est redoutable contre l'herpès. Elle est aussi utile en cas de zona. Précautions d'usage : La mélisse est inhibiteur thyroïdien (fait baisser la production d'hormones de la glande thyroïde) - à n'utiliser donc que sous surveillance médicale si vous souffrez d'hypothyroïdie/d'une activité thyroïdienne peu élevée.
  • La menthe poivrée : On utilise la feuille et la fleur. Elle est réputée pour ses propriétés digestives soulageant nausées, gaz, crampes d'estomac...Elle rafraichit agréablement la gorge et est également utilisé dans les produits de nettoyage. Elle soulage les maux de tête [tisane], les piqûres d'abeilles, les brûlures [HE de menthe+miel] & le mal de dents. Effets secondaires : aucun.
  • La menthe verte : On utilise surtout la feuille, parfois la fleur. Plus sucrée que la menthe poivrée, elle est particulièrement adaptée aux enfants : en association avec de la cataire pour traiter une fièvre, avec la mélisse pour calme l'hyperactivité et l'anxiété, seule pour un digestif tout en douceur ou associé au gingembre pour plus d'efficacité...Elle a une action à la fois calmante et renforçante sur le système nerveux. Elle stimule le flux sanguin et est bienvenue dans tous les mélanges revigorants. Précautions d'usage : aucune.
  • Le millepertuis : On utilise le bouton & la fleur, parfois la feuille. Le millepertuis est efficace pour traiter la dépression légère, l'anxiété, le stress, la tension, les lésions nerveuses et la dépression saisonnière. Comme toutes les plantes, il doit être utilisé sur la durée pour avoir un effet et ne peut donc pas remplacer un antidépresseur à l'effet immédiat. Il est également utile contre les infections type herpès et zona ; son huile est excellente pour tous les traumatismes cutanées (hématomes, égratignures, brûlures).
  • La molène : On utilise la feuille, la fleur et la racine. La feuille est antispasmodique et expectorante (aide à évacuer le mucus) - c'est donc un bon remède pour traiter les toux coriaces, les congestions des bronches, les inflammations des voies respiratoires, les allergies et le stress respiratoire [la feuille peut être roulée et fumée avec d'autres plantes médicinales pour traiter l'asthme]. Elle régule les glandes, notamment en association avec la racine d'échinacée et le gaillet gratteron. La feuille de molène est également un bon cataplasme contre les furoncles, les inflammations des glandes, les contusions et les piqûres d'insectes. En bain il soulage les rhumatismes. L'huile de fleurs de molène est réputée contre les otites causées par une congestion des voies respiratoires supérieures [différentes des otites causées par un reste d'eau dans l'oreille]. Précautions d'usage : En usage externe, les petits poils situés en dessous des feuilles peuvent irriter les peaux sensibles -> il suffit alors d'envelopper la feuille dans un morceau de mousseline avant de l'appliquer.
  • Le mouron des oiseaux : On utilise toutes les parties aériennes. Le mouron des oiseaux est indiqué pour traiter les irritations cutanées (en cataplasme sur les rougeurs, démangeaisons, etc), les inflammations oculaires, les troubles rénaux et hépatiques. En baume, c'est un bon remède contre les démangeaisons, à utiliser en cas d'éruption cutanée, d'eczéma et de piqûres d'orties. Il est assez doux pour être utilisé sur la peau des bébés et jeunes enfants. Le mouron ne se fait pas sécher et se conserve mal - pour préserver les feuilles fraîches, le mieux est d'en faire une teinture, de le congeler ou de le transformer en baume. Effets secondaires : aucun, il est parfaitement sûr.
  • L'ortie : On utilise généralement la feuille, mais la racine peut être utilisé en tonique pour la prostate, et la graine en tonique général. L'ortie est riche en fer et en en calcium, utile pour les douleurs liées à la croissance chez les enfants & les articulations qui craquent chez les personnes âgées. C'est un bon remède contre les allergies et le rhume des foins. C'est un tonique des choix pour les systèmes reproductifs féminins comme masculins - elle est donc utile en cas de syndrome prémenstruel, de ménopause, de problèmes de fertilité. Elle est aussi nutritive, ce qui en fait un bon tonique général, en tisane ou cuite à la vapeur [on prendra alors les sommités des jeunes orties qu'on assaisonnera d'huile d'olive, de jus de citron et de feta]. Précautions d'usage : à cueillir et préparer avec des gants pour éviter la piqûre! [l'acide formique, à l'origine de la "piqûre", disparait quand on fait chauffer, sécher ou qu'on écrase les orties] Sinon, parfaitement sans danger.
  • Le pissenlit : On utilise la racine, la feuille et la fleur. La feuille tonifie le foie et encourage une digestion optimale. La racine a une rôle similaire mais stimule en plus la production de bile qui contribue à la décomposition du cholestérol et des graisses. On peut ajouter la racine tendre à des légumes sautés ou dans une soupe, la faire confire dans du vinaigre...La feuille est diurétique - elle peut traiter la rétention d'eau et les problèmes vésicaux et rénaux sans appauvrir le corps en potassium [l'inconvénient des diurétiques de synthèse]. Les parties vertes du pissenlits peuvent être cuites à la vapeur avec d'autres légumes verts et assaisonnés d'huile d'olive et de jus de citron. Les feuilles peuvent aussi se boire en tisane - mieux vaut alors les mélanger à d'autres herbes plus douces. La tige et les fleurs du pissenlit contiennent un latex laiteux qui aide à faire disparaitre les verrues (à appliquer plusieurs fois par jour pendant 2 à 3 semaines).
  • Le plantain : On utilise la graine, la racine et la feuille. Le plantain extrait la toxicité du corps, c'est donc un bon remède contre les empoisonnements du sang. Il stimule le foie, ce qui le rend intéressant pour les problèmes hépatiques : digestion ou assimilation difficile, sensation de chaleur dans le corps...Le plantain s'utilise beaucoup en cataplasme, sur les piqûres, les morsures, les furoncles, les éruptions cutanées, les infections coriaces. Il peut ainsi enlever un corps étranger profondément enfoncé dans une plaie (faire tremper la zone concerné 30 minutes dans une tisane de plantain bien chaude puis appliquer un pansement avec un cataplasme sur la zone - changer ce dernier 2 à 3 fois par jour, jusqu'à ce que le corps étranger soit suffisamment remonté pour être retiré). Le plantain contribue également à arrêter les saignements, surtout associé à de l'achillée, de l'ortie ou de la bourse-à-pasteur. En tisane ou teinture, il stoppe des règles très abondantes. Le plantain psyllium est aujourd'hui assez connu pour ses graines en magasin bio, qui coupent la faim et régulent les selles. Précautions d'usage : Aucune.
  • La réglisse : On utilise la racine. Elle apaise les tissus irrités lors des angines, des bronchites et des irritations gastriques et intestinales. Elle renforce le système endocrinien et est donc utile en cas de fatigue surrénale. La réglisse stimule la production d’œstrogène. Elle est enfin utilisée pour soulager les inflammations de la gorge et renforcer les cordes vocales. La réglisse est très sucrée - les enfants apprécient de mâchonner sa racine telle qu'elle. Précautions d'usage : La réglisse est riche en acide glycyrrhizique, qui peut causer aux patients sensibles un stress cardique et rénal. A n'utiliser que sous surveillance médicale si vous avez des antécédents d'hypertension, de rétention d'eau et de palpitations cardiaques.
  • Le souci : On utilise la fleur. Le souci cicatrice les plaies et prévient les infections, en interne ou en externe. On l'utilise pour traiter les ecchymoses, les brûlures, les plaies, les ulcères de la peau, les infections et éruptions cutanées. Il marche très bien sur les bébés et convient à leur peau sensible. En tisane, il lutte contre le muguet [infection de la bouche], enraye la fièvre...Le souci est aussi efficace contre les ulcères (en complément de la guimauve), les crampes (avec la valériane ou de la viorne), les indigestions (avec de la menthe poivrée) ou encore la diarrhée (seul). Le souci entretient et purifie le système lympathique, il est donc intéressant en cas d'inflammation des ganglions ou si vous manquez d'exercice [la lymphe circule grâce aux mouvements du corps]. Précautions d'usage : aucune.
  • Le sureau : On utilise la fleur et les baies. Les fleurs activent la transpiration ce qui peut aider à faire baisser la fièvre. Les baies renforcent le système immunitaire (souvent associées à l'échinacée), contribuent à traiter le rhume, la grippe, l'herpès, le zona...A part ça, les baies sont délicieuses en sirops et en gelées, et les fleurs en beignets. Précautions d'usage : ne pas manger les baies crues en grande quantité, elles peuvent provoquer des troubles digestifs.
  • Le trèfle rouge : On utilise la sommité fleurie et la feuille (moins puissante). Le trèfle rouge est une véritable mine de nutriments. Il est utilisé pour purifier le sang et les glandes lymphatiques (congestions lymphatiques), pour soigner des problèmes de peau comme l'eczéma et le psoriasis (usage interne ou externe en solution lavante)...Il redonne de la vitalité aux enfants souffrants d'infection respiratoire et est conseillé aux femmes à la ménopause (lutte contre les bouffées de chaleur, les sautes d'humeur et les suées nocturnes - intéressant en association avec la sauge et l'agripaume). Il pourrait contribuer à maintenir une bonne densité osseuse et à prévenir le cancer. Il permet d'atténuer l'excès d’œstrogène. Sa fleur sucrée est très appréciée des abeilles et est également très bonne en salade. Précautions d'usage : Le trèfle rouge a des propriétés anticoagulantes - à prohiber si vous prenez un traitement pour le cœur, que vous souffrez d'un problème de coagulation ou que vous avez une intervention chirurgicale prévue dans les 2 semaines/passée il y a moins de 2 semaines.
  • La valériane : On utilise la racine - mais plutôt en infusion qu'en décoction (la racine séchée n'a pas très bon goût, vous pourriez alors préférer la prendre en teinture ou en gélule). C'est un remède contre le stress, la tension, l'insomnie, les troubles du système nerveux. Elle est efficace comme tonique nerveux à long terme, les maux de tête et les douleurs. Elle a aussi des effets toniques sur le coeur (recommandé en cas d'arythmie cardiaque ou de problèmes cardiaques découlant d'anxiété). Elle soulage les tensions musculaires et le mal de dos. Précautions d'utilisation : chez certaines personnes, la valériane est irritante et excitante au lieu d'être relaxante - faire un test préalable. Commencez par utiliser une faible dose et augmenter petit à petit jusqu'à sentir la relaxation (si vous ressentez une lourdeur et des muscles "en coton", vous en prenez trop). De manière générale, si vous prenez de la valériane sur une longue durée, préférez les petites doses.


Nous voici à la fin de cette série d'article sur la phytothérapie =) ça fait déjà pas mal d'informations à digérer...Pour ma part, j'ai eu ma dose pour le moment xD
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